DISPARITION

DES LABOS D'ANALYSES

DE PROXIMITE

 

Exemple de fermeture (cliquez dessus)

 

547 701 personnes en tout ont signé la pétition au

12 Février 2013

 

signatures par internet et dans les laboratoires

 

APETITION

Proposée par la coordination des biologistes en colère, contre la réforme inacceptable qui massacre les laboratoires d' analyses médicales, au profit d' intérêts financiers, mettant gravement en danger la santé du patient.

www.biologistesencolere.com

 

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MON DÉPUTÉ VEUT ME TUER

Dès aujourd'hui lundi 25 mars, j' entame une deuxième semaine de grève de la faim contre un projet-catastrophe de réforme en présentation ce jourà l' assemblée, qui détruit une profession de santé sans problèmes et met en danger le patient.

Patrick LEPREUX, Biologiste,Président du syndicat des biologistes praticiens, BIOPRAT.

D' abord, retour sur un état des lieux catastrophique provoqué par cette réforme que le gouvernement précédent a imposé de force par ordonnance, et que l' actuelle majorité veut convertir en loi.

 

Le gouvernement récite les mêmes poncifs, écoute les mêmes énarques néolibéraux de la majorité précédente, et brandit les mêmes drapeaux sur nécessité la qualité des laboratoires, alors qu' il n' a jamais eu de problème sanitaire majeur à ce sujet.

Derrière ce paravent, il propose en fait aux députés de valider en "express" (pourquoi, pour un sujet si important ?) une réforme visant à rayer de la carte les laboratoires d' analyses, par l' obligation de normes aliénantes (175 000 euro par an) validées par un organisme issu du monde industriel ( comme l'agro alimentaire...) qui se nomme le COFRAC.

Pour les prothèses PIP, l'agro alimentaire, les défauts appareils de dépistage du cancer du sein, le gouvernement se garde bien de froisser les "amis" financiers géants de la santé, ou de l'agro alimentaire.

Il se montre là curieusement très peu réformateur et ne brandit le drapeau d' aucune noble démarche...

En quoi consiste cette réforme qu'on impose à une SEULE profession de santé qui n'a jamais eu de problèmes sanitaires graves?

C'est un coup double, en douce.

  1. Le premier, c' est le droit donné aux financiers de prendre le contrôle de cette profession.
  2. Le second, c' est d' obliger ensuite les biologistes à vendre aux financiers grâce à l' injonction de ces normes intenables, tout en faisant croire, vu de l' extérieur, que c' est pour la qualité.

Ensuite,les financiers vident les laboratoires rachetés de tous leurs moyens techniques, licencient le personnel.

Rudemment bien joué de leur part, non ?

Ajoutez à cela que cette réforme n'est pas facile à comprendre, pour le profane et les médias, donc peu de risques que l'opinion s' affole...Mais le risque est immense !

Car avec des laboratoires vides, qui désormais ne peuvent plus assurer leur mission, voici le même danger que celui lié aux maternités fermées ou surchargées, puisque les patients qui ne pourront plus être pris en charge.

Tout ce pillage et cette mise en danger, c' est uniquement pour de l' argent, pour que des gens riches le soient davantage.

Non seulement la qualité annoncée n' est pas au rendez-vous, mais la situation sur le terrain est catastrophique avec plaintes des patients, pétitions devant les laboratoires fermés, car jugés pas assez rentables..

 

Alors pourquoi de cette nouvelle démarche grave?

Depuis deux ans je ne cesse de façon la plus officielle et respectueuse d' alerter les députés et sénateurs,en vain.

La majorité actuelle, à l' époque dans l' opposition, répondait en clamant la folie du texte d'une réforme promue sans débat par ordonnance, et déclarait nécessité de la revoir totalement (voir rubrique "réponse des politiques" avec fac-similé des réponses).

Aujourd'hui, au pouvoir, elle propose aux députés de voter un texte identique, et se plie aux injonctions des décideurs bobos-néolibéraux toujours en place à Bercy et au Ministère de la santé.

C' est pour cela qu'en janvier 2013, j' avais entamé une première grève de la faim, qui m'avait amené à rencontrer les sénateurs.

Après ma rencontre avec eux, une porte et surtout une prise de conscience s’étaient ouvertes, se retrouvant dans l’esprit du texte, légèrement adouci, proposé ensuite aux députés.

Malheureusement, ces derniers sous la pression des lobbys financiers, du COFRAC et de certains syndicats, ont durci le texte, le rendant encore plus destructeur.

  • Au même moment, des traders de l’agroalimentaire fraudent impunément avec comme seule réponse de Monsieur le Président de la République « Les contrôles se feront, sans qu' il soit besoin de les multiplier davantage » (déclaration sur Canal+, visible sur notre site internet, rubrique News).
  • Au même moment, devant la qualité inégale des appareils de dépistage du cancer du sein, personne ne brandit l' accréditation aux géants industriels du diagnostic.
  • Au même moment, le gouvernement prétend faire de la santé et de l’emploi des priorités, célèbre la médecine de proximité et dit vouloir empêcher la désertification médicale des zones rurales et des banlieues sensibles. Monsieur le Président affirmait ainsi lundi dernier, à Dijon chez Urgo : « Concernant l' économie de la santé, je veux que nous soyons les premiers dans le monde. On peut le faire. Il faut aussi que l' administration accélère certaines procédures, allège les contraintes pour faire gagner de la croissance. »

Or, en totale contradiction avec ce qui est dit et visé, le gouvernement occulte le fait que la contraction de toute activité fait disparaître des emplois, privilégie les rendements et pénalise la santé et les services de proximité.

Et pire, dans une économie en décomposition avancée, qui livre tous les jours des informations de plus en plus alarmantes, on propose aux députés d’aggraver cette situation, en approuvant une réforme injuste, inadaptée et destructrice, qui touche une profession n’ayant jamais provoqué le moindre scandale sanitaire.

Sur le terrain, elle aboutit à un véritable carnage professionnel de la part des groupes financiers n’hésitant pas à construire des structures-usines à la limite de la légalité, derrière le paravent de normes industrielles, et qui mettent gravement en danger la santé du patient.
Cela nous achemine vers les mêmes excès que ceux de l’agro alimentaire, où le sang, comme la viande, sera désigné sous le terme de « minerai », accidents sanitaires à la clef..

Ceci est insupportable et c’est la raison pour laquelle j’entreprends à partir d’aujourd’hui lundi 18 mars, une deuxième grève de la faim, et l’accompagne par l’interruption de mes traitements médicaux.

Je sais que certains n’approuveront pas cette façon de faire, je l’entends, mais c’est le seul moyen qu’il reste face à l’indifférence des députés.
Ma décision est prise, et je vous demande de m’épauler plutôt que me critiquer, en sortant enfin de votre laboratoire, en allant voir enfin vos élus et en faisant marcher enfin votre réseau personnel (médias, politiques, juristes). Bref, de vous battre, plutôt que vous soumettre en rabâchant les mêmes poncifs qui ont mené à la catastrophe actuelle… Tenez-nous au courant de vos actions sur FB groupe « touche pas à mon labo » et suivez- nous sur twitter « bioencolere »

 

 

Le texte officiel de la proposition de loi n°243 portant réforme de la biologie médicale (procédure accélérée) vient d’être publié et est visible ici :

AU

 

 

Cette réforme officiellement, est présentée comme une solution miracle pour améliorer le service des laboratoires d' analyses médicales, et pourtant la quasi-totalité des biologistes français est convaincue du contraire. Pourquoi ?

•D' abord parce qu 'elle impose des contraintes techniques et des obligations de regroupements, financièrement et humainement intenables, afin de contraindre ainsi les biologistes à vendre leur laboratoire aux financiers.

• A ces contraintes techniques, s' ajoutent des baisses tarifaires importantes et répétées, décidées par la CNAM sous prétexte que cette réforme permet un gain de rentabilité !

L' ensemble de ces décisions a des conséquences dramatiques et injustes:

  • Les laboratoires ne pourront faire face financièrement aux nouvelles obligations de cette réforme, et devront se faire racheter par les financiers. Ces derniers leurs envoient une nuée de commerciaux tenant un discours alarmiste et décourageant, visant à les amener à céder leur outil de travail.
  • Les laboratoires seront alors transformés en "laboratoires boites-aux-lettres" dénommés "sites" complètement deshumanisés, puisque plus aucune analyse ne sera effectuée sur place, et que la majorité du personnel sera licenciée...

 

  • Le patient ne sera plus considéré que comme un simple code-barres, et son sang comme un produit industriel : les tubes de sang navigueront par coursiers à mobylette, et arriveront ....quelque part... comme ils le pourront, les jours de canicule, de grand froid, ou de blocage des routes, dans des usines à analyses.Imaginez la qualité du résultat rendu dans ces conditions...
  • De plus, en cas d'urgence, le patient sera à la merci de la disponibilité de ces coursiers, ou devra aller embouteiller les urgences à l'hôpital au risque d'une aggravation fatale son état par un diagnostic trop tardif.
  • Le personnel restant sera limité au strict minimum pour des raisons de rentabilté, et ne sera plus de ce fait disponible à l'écoute du patient . Il pourra changer de "site " d'un jour sur l'autre en fonction des besoins du groupe financier auquel il appartient, ou sera déclassé en coursiers à 1000 euro par mois, histoire de déshumaniser un peu plus ses conditions de travail.
  • La disparition et la dégradation de ce tissu et service médical de proximité, coûtera plus de 60.000 emplois spécialisés (techniciens de laboratoires, aide-laboratoires, secrétaires médicales, fournisseurs de réactifs, sociétés d'informatique, entreprises de services).
  • Les infirmières n'auront plus le droit d'effectuer des prélèvements de sang dans le cadre de leur tournée auprès des patients.
  • Grâce à cette réforme, l'argent issu de la solidarité, autrefois destiné à rémunérer tous les individus d'une profession, ira vers une poignée de nantis et fonds de pensions et surtout mettra la santé du patient en danger .

Tout ça pour ça !

Avant la réforme: des laboratoires de proximité dont le personnel effectue sur place la majorité des analyses, qui vous connait, et en cas d'urgence peut débrouiller la situation et vous éviter le passage à l'hôpital.

Et faire des économies de santé.

Après la réforme: soit le laboratoire ferme totalement et le patient doit aller "ailleurs", soit le laboratoire est complètement vidé de son personnel technique (souvent licencié), ne reste plus qu'un centre de prélèvement, appelé pudiquement "site" ( en clair, plus rien dedans).

Pour être hyper-rentable, le personnel est ultra-réduit et change de "site" au jour le jour en fonction des besoins du groupe financier auquel il appartient.

Et des tubes de sang qui naviguent au au rythme des variations de températures et de embouteillages, par coursiers...quelquepart... pour être analysés dans des usines...

Et le résultat revient par fax au"site" le soir.

Bravo pour cette humanité et les conditions de travail du personnel.

En cas d'urgence, c'est direction les urgences de l'hôpital puisque aucun résultat ne peut être effectué et rendu sur place...

  • Pourquoi risquer la santé du patient pour de l'argent, et démolir toute l'infra-structure d'une profession qui représente seulement 2% des dépenses de santé, et qui, selon un sondage LCI des années 2000, arrive en deuxième, après les ompiers, parmi les professions dans lesquelles les français ont le plus confiance ? Cliquez ici pour voir ici ce sondage, le mot "laborantin" apparait devant la flêche.


Cette ordonnance malheureusement commence déjà à être appliquée dans les faits, sans être forcément ratifiée par le parlement, mais il est tout à fait possible qu 'elle soit bloquée à la demande du gouvernement
.

Beaucoup de lois et d' ordonnances applicables n' ont jamais été appliquées.Il est tout à fait possible que celle concernant la biologie ne le soit pas non plus, en agissant auprès des politiques, et en leur rappelant que 200.000 français fréquentent leur laboratoire tous les jours.

Et les biologistes pourront amener ces patients à voter pour les partis qui défendent ceux qui travaillent, et non ceux qui modifient les lois pour s' enrichir au détriment des autres...

  • Signer cette pétition, c' est arrêter ce jeu de massacre. Préserver l’humanisme, l' indépendance, et le savoir-faire d’une profession plébiscitée par les français, maintenir son gisement local d’emplois spécialisés ainsi que l' avenir des jeunes qui ont choisi ce métier xxxxxxxxavec cccd' autres perspectives.
  • Signer cette pétition ce n' est pas défendre une profession qui serait accrochée à son statut et qui refuserait d' évoluer, mais c' est défendre au travers de son maintien, votre propre santé et celle de ceux qui vous sont chers.
  • Signer cette pétition, c’est demander l' annulation de l' ordonnance auprès du gouvernement, afin d' empêcher le pouvoir financier de continuer à s’implanter dans le secteur de la santé et d’y causer les mêmes dégâts que ceux qu' il a provoqués dans l’économie.
Sur ce site vous trouverez tout pour vous aider à promouvoir cette pétition des patients sur le terrain
  • signer et faire signer directement en ligne ( zone située en haut et à droite)
  • télé charger (en cliquant ici)un document explicatif à distribuer et faire lire aux patients .
  • télécharger la liste au format pdf (en cliquant ici pétition de 1à 25 000 et en cliquant ici pétitions après 25 000 jusqu' à 50 224 ) et en cliquant ici jusqu'à: 76 236 des signatures.
  • cliquant ici pour apres 76 236 jusqu'à 99436Ces signatures correspondent aux bordereaux qui ont été télécopiés par le biologistes, suite aux signatures de patients recueillies dans leur laboratoire et dont la comptabilisation et la mise à jour sera fera une à deux fois par mois .

  • cliquant ici de 99 436 à 125 719
  • cliquant ici de 125719 à 131 119
au 28 11 12 :125 729 signatures reçues par télécopie envoyées par les laboratoires et il faut ajouter celles par internet

Il n'y a pas de date limite d'envoi, mais le mieux est de les recueillir au plus vite.

  • télécharger (en cliquant ici) un bordereau à faire signer par les patients et à télécopier au

09 72 16 00 62 (coût appel local non surtaxé).


FFFEEEEEEEEEE

Ce site est réalisé par la coordination des biologistes en colère, association de biologistes opposés à cette réforme, qui ont voulu, grâce à ce site, ainsi d' en expliquer le danger aux patients, et leur demander une aide en signant cette pétition, afin de demander l' annulation de cette réforme, sorte d' affaire MEDIATOR, qui nuit gravement à la santé.

PATRICK LEPREUX, biologiste et président de la coordination des biologistes en colère

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courriel si vous voulez nous contacter : touchepasamonlabo@free.fr