MON
DÉPUTÉ VEUT ME TUER
Dès
aujourd'hui lundi 25 mars, j' entame une deuxième semaine
de grève de la faim contre un projet-catastrophe de réforme
en présentation ce jourà l' assemblée,
qui détruit une profession de santé sans problèmes
et met en danger le patient.
Patrick
LEPREUX, Biologiste,Président du syndicat des biologistes
praticiens, BIOPRAT.
D'
abord,
retour sur un état des lieux catastrophique provoqué
par cette réforme que le gouvernement précédent
a imposé de force par ordonnance, et que l' actuelle
majorité veut convertir en loi.
Le
gouvernement récite les mêmes poncifs, écoute
les mêmes énarques néolibéraux de
la
majorité précédente,
et brandit les mêmes drapeaux sur nécessité
la qualité des laboratoires, alors qu' il n' a jamais
eu de problème sanitaire majeur à ce sujet.
Derrière
ce paravent, il propose en fait aux députés de
valider en "express" (pourquoi, pour un sujet si important
?) une réforme visant à rayer de la carte les
laboratoires d' analyses, par l' obligation de normes aliénantes
(175 000 euro par an) validées par un organisme issu
du monde industriel ( comme l'agro alimentaire...) qui se nomme
le COFRAC.
Pour
les prothèses PIP, l'agro alimentaire, les défauts
appareils de dépistage du cancer du sein, le gouvernement
se garde bien de froisser les "amis" financiers géants
de la santé, ou de l'agro alimentaire.
Il
se montre là curieusement très peu réformateur
et ne brandit le drapeau d'
aucune noble démarche...
En
quoi consiste cette réforme qu'on impose à une
SEULE profession de santé qui n'a jamais eu de problèmes
sanitaires graves?
C'est un coup double, en douce.
-
Le
premier, c' est le droit donné aux financiers de prendre
le contrôle de cette profession.
-
Le
second, c' est d' obliger ensuite les biologistes à
vendre aux financiers grâce à l' injonction de
ces normes intenables, tout en faisant croire, vu de l' extérieur,
que c' est pour la qualité.
Ensuite,les
financiers vident les laboratoires rachetés de tous leurs
moyens techniques, licencient le personnel.
Rudemment
bien joué de leur part, non ?
Ajoutez
à cela que cette réforme n'est pas facile à
comprendre, pour le profane et les médias, donc peu de
risques que l'opinion s' affole...Mais le risque est immense
!
Car
avec des laboratoires vides, qui désormais ne peuvent
plus assurer leur mission, voici le même danger que celui
lié aux maternités fermées ou surchargées,
puisque les patients qui ne pourront
plus être pris en charge.
Tout
ce pillage et cette mise en danger, c' est uniquement pour de
l' argent, pour que des gens riches le soient davantage.
Non
seulement la qualité annoncée n' est pas au rendez-vous,
mais la situation sur le terrain est catastrophique avec plaintes
des patients, pétitions devant les laboratoires fermés,
car jugés pas assez rentables..
Alors
pourquoi de cette nouvelle démarche grave?
Depuis
deux ans je ne cesse de façon la plus officielle et respectueuse
d' alerter les députés et sénateurs,en
vain.
La
majorité actuelle, à l' époque dans l'
opposition, répondait en clamant la folie du texte d'une
réforme promue sans débat par ordonnance, et déclarait
nécessité de la revoir totalement (voir rubrique
"réponse des politiques" avec fac-similé
des réponses).
Aujourd'hui,
au pouvoir, elle propose aux députés de voter
un texte identique, et se plie aux injonctions des décideurs
bobos-néolibéraux toujours en place à Bercy
et au Ministère de la santé.
C' est pour cela qu'en janvier 2013, j' avais entamé
une première grève de la faim, qui m'avait amené
à rencontrer les sénateurs.
Après
ma rencontre avec eux, une porte et surtout une prise de conscience
s’étaient ouvertes, se retrouvant dans l’esprit
du texte, légèrement adouci, proposé ensuite
aux députés.
Malheureusement,
ces derniers sous la pression des lobbys financiers, du COFRAC
et de certains syndicats, ont durci le texte, le rendant encore
plus destructeur.
-
Au
même moment, des traders de l’agroalimentaire
fraudent impunément avec comme seule réponse
de Monsieur le Président de la République «
Les contrôles se feront, sans qu' il soit besoin de
les multiplier davantage » (déclaration sur Canal+,
visible sur notre site internet, rubrique News).
-
Au
même moment, le gouvernement prétend faire de
la santé et de l’emploi des priorités,
célèbre la médecine de proximité
et dit vouloir empêcher la désertification médicale
des zones rurales et des banlieues sensibles. Monsieur le
Président affirmait ainsi lundi dernier, à Dijon
chez Urgo : « Concernant l' économie de la santé,
je veux que nous soyons les premiers dans le monde. On peut
le faire. Il faut aussi que l' administration accélère
certaines procédures, allège les contraintes
pour faire gagner de la croissance. »
Or, en totale contradiction avec ce qui est dit et visé,
le gouvernement occulte le fait que la contraction de toute activité
fait disparaître des emplois, privilégie les rendements
et pénalise la santé et les services de proximité.
Et
pire, dans une économie en décomposition avancée,
qui livre tous les jours des informations de plus en plus alarmantes,
on propose aux députés d’aggraver cette
situation, en approuvant une réforme injuste, inadaptée
et destructrice, qui touche une profession n’ayant jamais
provoqué le moindre scandale sanitaire.
Sur
le terrain, elle aboutit à un véritable carnage
professionnel de la part des groupes financiers n’hésitant
pas à construire des structures-usines à la limite
de la légalité, derrière le paravent de
normes industrielles, et qui mettent gravement en danger la
santé du patient.
Cela nous achemine vers les mêmes excès que ceux
de l’agro alimentaire, où le sang, comme la viande,
sera désigné sous le terme de « minerai
», accidents sanitaires à la clef..
Ceci
est insupportable et c’est la raison pour laquelle j’entreprends
à partir d’aujourd’hui lundi 18 mars, une
deuxième grève de la faim, et l’accompagne
par l’interruption de mes traitements médicaux.
Je
sais que certains n’approuveront pas cette façon
de faire, je l’entends, mais c’est le seul moyen
qu’il reste face à l’indifférence
des députés.
Ma décision est prise, et je vous demande de m’épauler
plutôt que me critiquer, en sortant enfin de votre laboratoire,
en allant voir enfin vos élus et en faisant marcher enfin
votre réseau personnel (médias, politiques, juristes).
Bref, de vous battre, plutôt que vous soumettre en rabâchant
les mêmes poncifs qui ont mené à la catastrophe
actuelle… Tenez-nous au courant de vos actions sur FB
groupe « touche pas à mon labo » et suivez-
nous sur twitter « bioencolere »
Le
texte officiel de la proposition de loi n°243 portant réforme
de la biologie médicale (procédure accélérée)
vient d’être publié et
est visible ici :
|
| AU |
|
Cette
réforme officiellement, est présentée comme une
solution miracle pour améliorer le service des laboratoires
d' analyses médicales, et pourtant la quasi-totalité
des biologistes français est convaincue du contraire. Pourquoi
?
•D' abord parce qu 'elle impose des contraintes techniques et
des obligations de regroupements, financièrement et humainement
intenables, afin de contraindre ainsi les biologistes à vendre
leur laboratoire aux financiers.
• A ces contraintes techniques, s' ajoutent des baisses tarifaires
importantes et répétées, décidées
par la CNAM sous prétexte que cette réforme permet un
gain de rentabilité !
L'
ensemble de ces décisions a des conséquences dramatiques
et injustes:
- Les
laboratoires ne pourront faire face financièrement aux nouvelles
obligations de cette réforme, et devront se faire racheter
par les financiers. Ces derniers leurs envoient une nuée
de commerciaux tenant un discours alarmiste et décourageant,
visant à les amener à céder leur outil de travail.
-
Les laboratoires seront alors transformés en "laboratoires
boites-aux-lettres" dénommés "sites"
complètement deshumanisés, puisque plus aucune analyse
ne sera effectuée sur place, et que la majorité du
personnel sera licenciée...
- Le
patient ne sera plus considéré que comme un simple
code-barres, et son sang comme un produit industriel
:
les tubes de sang navigueront par coursiers à mobylette,
et arriveront ....quelque part... comme ils le pourront, les jours
de canicule, de grand froid, ou de blocage des routes, dans des
usines à analyses.Imaginez la qualité du résultat
rendu dans ces conditions...
-
De plus, en cas d'urgence, le patient sera à la merci de
la disponibilité de ces coursiers, ou devra aller embouteiller
les urgences à l'hôpital au risque d'une aggravation
fatale son état par un diagnostic trop tardif.
- Le
personnel restant sera limité au strict minimum pour des
raisons de rentabilté, et ne sera plus de ce fait disponible
à l'écoute du patient . Il pourra changer de "site
" d'un jour sur l'autre en fonction des besoins du groupe financier
auquel il appartient, ou sera déclassé en coursiers
à 1000 euro par mois, histoire de déshumaniser un
peu plus ses conditions de travail.
- La
disparition et la dégradation de ce tissu et service médical
de proximité, coûtera plus de 60.000 emplois spécialisés
(techniciens de laboratoires, aide-laboratoires, secrétaires
médicales, fournisseurs de réactifs, sociétés
d'informatique, entreprises de services).
- Les
infirmières n'auront plus le droit d'effectuer des prélèvements
de sang dans le cadre de leur tournée auprès des patients.
- Grâce
à cette réforme, l'argent issu de la solidarité,
autrefois destiné à rémunérer tous les
individus d'une profession, ira vers une poignée de nantis
et fonds de pensions et surtout mettra la
santé du patient en danger .
Tout
ça pour ça !
Avant
la réforme: des laboratoires de
proximité dont le personnel effectue sur place la majorité
des analyses, qui vous connait, et en cas d'urgence peut débrouiller
la situation et vous éviter le passage à l'hôpital.
Et
faire des économies de santé.
Après
la réforme: soit le laboratoire
ferme totalement et le patient doit aller "ailleurs", soit
le laboratoire est complètement vidé de son personnel
technique (souvent licencié), ne reste plus qu'un centre de
prélèvement, appelé pudiquement "site"
( en clair, plus rien dedans).
Pour
être hyper-rentable, le personnel est ultra-réduit et
change de "site" au jour le jour en fonction des besoins
du groupe financier auquel il appartient.
Et
des tubes de sang qui naviguent au au rythme des variations de températures
et de embouteillages, par coursiers...quelquepart... pour être
analysés dans des usines...
Et
le résultat revient par fax au"site" le soir.
Bravo
pour cette humanité et les conditions de travail du personnel.
En
cas d'urgence, c'est direction les urgences de l'hôpital puisque
aucun résultat ne peut être effectué et rendu
sur place...
-
Pourquoi risquer la santé du patient pour de l'argent, et
démolir toute l'infra-structure d'une profession qui représente
seulement 2% des dépenses de santé, et qui, selon
un sondage LCI des années 2000, arrive en deuxième,
après les ompiers, parmi les professions dans lesquelles
les français ont le plus confiance ? Cliquez
ici pour voir ici ce sondage, le mot
"laborantin" apparait devant la flêche.
Cette ordonnance malheureusement commence déjà
à être appliquée dans les faits, sans être
forcément ratifiée par le parlement, mais il est tout
à fait possible qu 'elle soit bloquée à la demande
du gouvernement.
Beaucoup
de lois et d' ordonnances applicables n' ont jamais été
appliquées.Il est tout à fait possible que celle concernant
la biologie ne le soit pas non plus, en agissant auprès des
politiques, et en leur rappelant que 200.000 français fréquentent
leur laboratoire tous les jours.
Et
les biologistes pourront amener ces patients à voter pour les
partis qui défendent ceux qui travaillent, et non ceux qui
modifient les lois pour s' enrichir au détriment des autres...
-
Signer
cette pétition, c' est arrêter ce jeu de massacre.
Préserver l’humanisme, l' indépendance, et
le savoir-faire d’une profession plébiscitée
par les français, maintenir son gisement local d’emplois
spécialisés ainsi que l' avenir des jeunes qui ont
choisi ce métier xxxxxxxxavec
cccd' autres perspectives.
- Signer
cette pétition ce n' est pas défendre une profession
qui serait accrochée à son statut et qui refuserait
d' évoluer, mais c' est défendre au travers de son
maintien, votre propre santé et celle de ceux qui vous sont
chers.
-
Signer cette pétition, c’est demander l' annulation
de l' ordonnance auprès du gouvernement, afin d' empêcher
le pouvoir financier de continuer à s’implanter dans
le secteur de la santé et d’y causer les mêmes
dégâts que ceux qu'
il a provoqués dans l’économie.
Sur
ce site vous trouverez tout pour vous aider à promouvoir
cette pétition des patients sur le terrain |
-
signer et faire signer directement en ligne ( zone située
en haut et à droite)
- télé
charger (en cliquant ici)un
document explicatif à distribuer et faire lire aux patients
.
- télécharger
la liste au format pdf (en
cliquant ici pétition de 1à 25 000 et en cliquant
ici pétitions après 25 000 jusqu' à 50
224 ) et en cliquant ici
jusqu'à:
76 236
des signatures.
-
cliquant
ici pour apres 76 236 jusqu'à 99436Ces signatures correspondent
aux bordereaux qui ont été télécopiés
par le biologistes, suite aux signatures de patients recueillies
dans leur laboratoire et dont la comptabilisation et la mise à
jour sera fera une à deux fois
par mois .
- cliquant
ici de
99 436 à 125 719
- cliquant
ici de 125719 à 131 119
| au
28 11 12 :125 729 signatures reçues par télécopie
envoyées par les laboratoires et il faut ajouter celles
par internet |
Il
n'y a pas de date limite d'envoi, mais le mieux est de les recueillir
au plus vite.
- télécharger
(en cliquant ici) un bordereau
à faire signer par les patients et à télécopier
au
09
72 16 00 62 (coût appel local non surtaxé).
|
| FFFEEEEEEEEEE
Ce
site est réalisé par la coordination des biologistes
en colère, association de biologistes opposés à
cette réforme, qui ont voulu, grâce à ce site,
ainsi d' en expliquer le danger aux patients,
et leur demander une aide en signant cette pétition, afin de
demander l' annulation de cette réforme, sorte d' affaire MEDIATOR,
qui nuit gravement à la santé.
PATRICK
LEPREUX, biologiste et président de la coordination des biologistes
en colère
cliquez
ici pour vous connecter sur le site |
| courriel
si vous voulez nous contacter : touchepasamonlabo@free.fr |
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